

DESIGN : TECHNO : EXPERIENCE





La nature de cette diversité est non duelle
Et de toutes choses individuelles
Aucune ne peut se ramener à un concept fini.
Mais chacun, dans son propre état,
Est au-delà des limites de l'esprit.
En évitant le piège de dire :
"C'est comme ceci " ou " c'est comme cela ",
Il apparaît clairement que toutes formes manifestées
Sont des aspects de l'infini sans forme et,
Étant inséparables de lui, sont parfaites en soi.
Il n'y a aucun concept
Qui peut définir l'état "ce qui est"
Mais la vision néanmoins se manifeste : tout est bon.
Voyant que toutes choses
Sont parfaites en soi depuis l'origine,
On abandonne la maladie de s'efforcer
Sans cesse vers un but
Et, demeurant simplement dans l'état naturel non modifié,
La présence de la contemplation non duelle
S'élève spontanément.
Tantra du 'Coucou porte-bonheur de l'état non-duel (Rigbai Kujymg)'
autre traduction
La nature de l'infinie diversité des manifestations est non duelle,
Pourtant tous les aspects de l'expérience apparaissent comme distincts et cependant, leur état primordial est bien libre de toute construction mentale.
Dans l'état de contemplation "tel que c'est" il n'y a pas de pensées,
Pourtant les apparences se manifestent continuellement et cependant, leur nature unique est bien au-delà de tout jugement.
La perfection en soi étant par-delà la maladie de l'effort,
On demeure sans effort dans l'état détendu de la présence.
Avez-vous été surpris de découvrir que les banques s’apprêtent à verser à nouveau d’énormes bonus à leurs traders ?
Daniel Cohn-Bendit. Je n’ai pas été surpris car les banquiers sont sans foi ni loi et croient que le monde entier leur appartient.





Diretta emanazione dell'allegoria è l'affresco degli Effetti del buon governo in città e in campagna sulla parete successiva, che doveva rappresentare con un esempio eloquente gli obiettivi dei governanti della città. A sinistra un città magnificamente dipinta (la stessa Siena, come dimostra il campanile e la cupola del Duomo che spuntano nell'angolo in alto a sinistra) è popolata da abitanti laboriosi, ben edificata e gaia, come sottolinea l'elegante girotondo di fanciulle. A destra si dispiega la campagna, dove merci e persone viaggiano in sicurezza, la terra fertile viene coltivata, i giovani vanno a caccia, mentre in aria vola la personificazione della Sicurezza, che regge un delinquente impiccato e un cartiglio:
« Senza paura ogn'uom franco camini
e lavorando semini ciascuno
mentre che tal comuno
manterrà questa donna in signoria
Nel dipingere le scene Ambrogio ricorse a stratagemmi fini, per esempio nel Buon Governo la prospettiva e la luce sono costruite in modo da mostrare serenamente la città fino in profondità, mentre la scura città del Cattivo Governo dà subito una sensazione di disarmonia, con tetri edifici che bloccano la visuale.
Nell'affresco venne rappresentato il paesaggio rurale ed urbano, quasi assoluta novità nel panorama artistico dell'epoca (presente già in alcune miniature di ambito federiciano, ma molto più stilizzato), con una cura del dettaglio, una vastezza ed una credibilità mai toccate finora. Tuttavia questa rappresentazione non era fine a se stessa (volontà di portare una testimonianza di un paesaggio) ma fa parte di un preciso messaggio politico, veicolato dal paesaggio: la campagna qui illustra allegoricamente un concetto (di effetto di un regime politico), non "un" paesaggio.
Influenzato dalla prima formazione avvenuta a Siena, Ambrogio tuttavia si discostò dai caratteri dominanti di tale arte tanto che è difficile ritenerlo un'esponente tipico della pittura senese del Trecento.
Entrambi i fratelli probabilmente morirono durante la prima grande ondata di peste nera che nel 1348 decimò in maniera terribile le popolazioni dell'Europa occidentale.
Opere di Ambrogio Lorenzetti. Siena, Palazzo Comunale.

DE LA ZOOLOGIE À L'ANTHROPOLOGIE
Les scientifiques avaient remarqué depuis longtemps que ces singes grégaires partageaient fréquemment le produit de leur chasse, même avec des femelles n'y ayant pas participé, mais ils ne comprenaient pas pourquoi. Or cette nouvelle étude montre que "les mâles qui partagent leurs proies doublent leurs chances de s'accoupler", selon Mme Gomes. L'autre auteur de l'étude, le biologiste franco-suisse Christophe Boesch, a affirmé que ce travail "aurait une influence sur nos connaissances actuelles des relations entre les hommes et les femmes".
La problématique "sexe contre nourriture" pourrait ainsi passer du champ de la zoologie à celui de l'anthropologie : les scientifiques ont établi depuis longtemps que, dans les sociétés primitives de chasseurs-cueilleurs, les chasseurs performants ont davantage d'épouses et donc d'enfants, sans que ce lien ait été explicité jusqu'à présent.
LEMONDE.FR avec AFP | 08.04.09 | 21h00

L'enjeu est de taille, il s'agit de la préservation d'un trésor de l'humanité, l'ensemble des grottes ornées de la vallée de la Vézère, en Dordogne. Leur décor pariétal impressionna tant Georges Bataille, que l'écrivain en parlait, en 1955, comme de la "naissance de l'art". Selon le préhistorien Jean Clottes, qui a présidé le symposium international "Lascaux et la conservation en milieu souterrain", organisé à l'initiative de la ministre de la culture Christine Albanel, les jeudi 26 et vendredi 27 février à Paris, "un ou plusieurs grands artistes, des Michel-Ange, auraient travaillé il y a 17 000 ans, voire 20 000 ans, dans cette grotte spectaculaire". "C'est plein de vie, dit-il, les animaux, aurochs (boeufs sauvages), chevaux, cerfs sautent, bondissent, tombent à la renverse, se croisent, traversent une rivière, la tête haute." Le rapport de l'ICPL pointe l'altération du décor pariétal aux prises avec une prolifération de bactéries sur les parois de la grotte, qui s'aggrave faute d'une méthode scientifique rigoureuse. Une situation nourrie par la "rivalité sourde entre l'administration des monuments historiques et les archéologues qui se disputent la gestion de ce joyau" (Le Monde, du 27 novembre 2007). Le cri d'alarme de Mme Leauté-Beasley a enclenché un compte à rebours. La France est sommée par l'Unesco de redresser la barre d'ici à l'été prochain, sous peine de voir inscrit Lascaux sur la liste du Patrimoine mondial en péril "en l'absence de progrès substantiels dans l'identification des causes et du traitement des peintures".
Il était temps de briser l'omerta sur la réalité des risques encourus par le site. "Depuis neuf ans, on patauge", se désole Pierre Vidal, ingénieur au CNRS, spécialiste de l'art rupestre, qui a assuré, de 1957 à 1996, le suivi scientifique de la grotte. A 73 ans, celui qui se dit "la mémoire de Lascaux", regrette "les interventions au jour le jour, sans actions coordonnées, et parle de bricolage. L'équilibre climatique a été rompu, on a oublié tous les protocoles, on s'est coupé de tout ce qui a été fait jusqu'en 2000. Pendant trente ans, la grotte n'avait pas bougé".
Que s'est-il passé ? Il semble que le manque de précautions sanitaires, en 1999 et 2000, durant les travaux liés à l'installation de la nouvelle machine de conditionnement d'air, et que le bouleversement climatique engendré par ladite machine "trop puissante et mal adaptée" aient provoqué une "détérioration dramatique de l'équilibre biologique de la grotte", précise Paul-Marie Guyon, physicien à la retraite, qui avait mis au point la précédente machine, "une petite assistance climatique" qui avait fait ses preuves.
D'où l'invasion d'une colonie de champignons blancs déclenchée en 2000. Le traitement radical appliqué, avec de la chaux déversée sur le sol, n'aurait pas été sans conséquences sur cet organisme vivant ultra-fragile qu'est une grotte. Comme l'éclairage intensif des parois pour la réalisation d'un état des lieux en 3D. Des centaines d'heures de projecteurs braqués sur les parois, sans se conformer au contrôle sévère de la lumière. Lequel, selon le cahier des charges, était limité à trente-cinq minutes par jour, cinq jours par semaine, depuis la réouverture de la grotte au public en 1976 - la grotte fut fermée par Malraux en 1963 suite à l'apparition d'algues vertes : elle accueillait jusqu'à 1 800 visiteurs par jour. Dès 2004, apparurent des taches noires sur les parois, de la mélanine provoquée par la lumière et dont on ne parvient pas à arrêter la progression, malgré les traitements successifs.
Lors d'un compte rendu, en avril 2008, Marc Gauthier, président du comité scientifique de la grotte de Lascaux, mis en place en 2002, déclarait pourtant : "La malade est en convalescence, elle est presque guérie." A cette occasion, était dévoilé le Targol Oxyt, un Dévor'Mousse en formule concentrée, sorte de produit miracle censé venir à bout des taches noires. "On ne traite pas Lascaux comme un carré de salades", s'offusque Jean-Philippe Rigaud, conservateur de la grotte de 1977 à 1992. Lequel espère que le colloque organisé les 26 et 27 février remette les scientifiques sur le devant de la scène.
"On est à la huitième année de la crise, la grotte ne fonctionne plus comme par le passé du fait d'un réchauffement du sol, indique, Jean-Michel Geneste, chargé du suivi et de la coordination scientifique de Lascaux. Je reconnais que je n'aurai pas dû accepter la machine livrée, non conforme à la commande. Les travaux ont été le facteur déclenchant. Trop longs. Dans l'urgence, on a essayé de faire au mieux. On est en limite de méthode, confronté au maximum de nos savoir-faire. De même, qu'on ne s'est pas rendu compte que la grotte avait changé de régime climatique."
A l'ouverture du symposium, Christine Albanel, qui veut la transparence, a annoncé la création d'un nouveau comité scientifique pluridisciplinaire, ouvert aux sciences dures, et autonome face à l'administration. "Il faut confronter les propositions, les perspectives. Des erreurs ont sans doute été commises à cause de la complexité du site", dit-on au ministère de la culture. De son côté, Michel Goldberg, biochimiste, ancien directeur scientifique de l'Institut Pasteur a pris l'initiative de réunir au sein d'un comité de réflexion, le Lascaux International Scientific Think Tank (LIST), les meilleurs spécialistes en microbiologie, chimie, hydrogéologie, climatologie, biotechnologie..., jusqu'à Antoine Danchin, expert en génomique bactérienne. Sauver Lascaux est l'affaire de tous. Le temps presse.